Qu’y a-t-il dans les croquettes ?

Aujourd’hui je dois  vous parler des croquettes.

Vous devez penser  » voilà qu’elle est tombée sur la tête  elle qui n’en a jamais donné ! »

En fait je remarque  que  vous semblez manquer d’arguments pour étayer votre choix de ne pas en donner, ou, tout simplement, vous avez quand même un doute. Ne pas donner de croquettes vous paraît possible, bien que, malgré tout, le vétérinaire en vante les qualités, l’équilibre et la variété. Il en existe pour les chiots, les animaux stérilisés, d’autres destinées aux animaux ayant une insuffisance rénale, d’autres encore pour combattre les troubles digestifs, mais aussi celles dédiées à la race de votre chien, qu’elle soit petite ou bien grande voire même géante, qu’il chasse ou soit « à la retraite », etc…  et vous voilà perdus.    On le serait à moins !

Il y a quoi dans les croquettes?

Avant toute chose, vous devez savoir que les aliments secs pour chiens et chats, appelés communément croquettes, faciles à conserver, vendre, et à utiliser  sont formulés pour satisfaire les exigences de la technologie de fabrication et NON PAS pour répondre aux besoins nutritifs connus du carnivore.

La méthode de production est basée sur l’extrusion.

  • Extrusion? Qu’est-ce que ça veut dire?

L’extrusion ou « popping » ou encore  expansion et  gonflage/expulsion rapide de matières sèches par une procédure de haute pression et de haute température  fonctionne uniquement si le pourcentage d’amidon dans le mélange est très élevé.

Alors, à un très faible volume de « farines de viandes de volailles » ou  de « sous produits animaux » qui ne sont autres que: becs, pattes, plumes, fèces, sang, peau, sabots, testicules, matières fécales, urines de bovins, + des déchets de l’industrie alimentaire humaine,  les fabricants des croquettes ajoutent des tonnes de maïs, riz, blé, avoine, orge, et autres grains (en privilégiant les matières les moins chères), pour obtenir avant tout la consistance nécessaire au  bon fonctionnement des machines d’extrusion.

ATTENTION/ Lorsque l’amidon subit la procédure de haute pression-température de l’extrusion, il est converti essentiellement en sucre. L’aliment ainsi proposé à nos chiens et chats est en fait saturé en glucose qui va directement dans le sang du chat, du chien dont le système digestif n’est absolument pas fait pour supporter un tel régime.

Ainsi, manger  et donc digérer des graines provoque une importante et rapide hausse glycémique (c’est l’index glycémique). De tous les grains utilisés dans l’alimentation animale, le maïs (préféré de l’industrie du pet food car abondant et bon marché) est probablement le grain le plus nocif. En effet, le sirop tiré du maïs est un sucre pur appelé dextrose.

La plupart des croquettes, même les plus chères, contiennent une quantité importante de maïs.

  • La pomme de terre, la patate douce ? La cuisson à basse température?

Depuis quelques temps on trouve un nouveau leurre dans des croquettes: la pomme de terre et même  la patate douce ont remplacé les graines. Ces nouveaux ingrédients sont aussi des amidons à l’index glycémique très élevé tout aussi néfaste pour le chat, le chien que le maïs.

A haute ou basse température, la teneur en sucre reste très importante et la chaleur dénature la viande.

En plus pour un carnivore, une pâtée d’amidons, c’est  pas bon!!

  • On s’y prend comment pour les rendre appétantes?

Pour les chats de même que pour les chiens,  les croquettes sont, en l’état, immangeables juste après leur fabrication par extrusion et séchage.  Qui peut imaginer que les graines  soient capables de flatter le nez, les papilles de nos carnivores?  Un peu de logique: si les graines étaient à leur goût, eh bien, au lieu d’en protéger la récolte en chassant les rongeurs, les chats et les souris seraient en compétition directe pour les grains; et les chiens s’ajouteraient  à la concurrence.

Comme les carnivores n’acceptent pas de manger cette nourriture, une nouvelle industrie s’est mise en place pour produire des puissants exhausteurs de saveur destinés à enrober les croquettes. Ces additifs peuvent être de la levure acidifiée (les chats aiment le goût et la sensation acide en bouche). Le plus souvent ces additifs sont des « sous-produits de viande » tels que des entrailles fermentées dans une soupe liquide qui est pulvérisée sur les croquettes; Les  croquettes sont également pulvérisées  avec des huiles de fritures saturées qui trouvent là un recyclage.

Avec une croquette à base de graines ou de pommes de terre  recouvertes par un nappage artificiel, le carnivore est dupé et persuadé de  manger une nourriture que normalement il refuserait.

NB: Le métabolisme du carnivore doit être basé sur un régime alimentaire très riche en graisses et pas en glucides (digestion de l’amidon des céréales ou des pommes de terre)

  • Vous avez dit conservateurs?

Les fabricants d’aliments industriels qui achètent la matière première  contenant déjà des conservateurs,  n’ont  pas besoin d’en ajouter ni obligation d’en déclarer la présence. Ainsi quand sur un conditionnement figure la mention « sans conservateur », cela signifie seulement que le fabricant n’a pas ajouté de conservateur car il est déjà présent dans la matière première

Vous comprenez maintenant pourquoi on observe depuis environ 40 ans d’alimentation industrielle, une  fréquence toujours grandissante des maladies dégénératives telles qu’allergies, pancréatites,    affaiblissement des fonctions rénales et hépatiques, diminution de la fertilité,  cancers, problèmes ostéo-articulaires ayant pour aboutissement les  dysplasies  acquises par une alimentation carencée.

De plus, les matières premières entrant dans la composition de l’aliment industriel étant corrompues, leur intégration au métabolisme conduit parfois à des mutations génétiques, souvent sans conséquence sur la viabilité immédiate de l’animal mais qui seront transmises aux générations futures avec, là, un effet délétère sur la santé des individus. C’est ainsi que l’incidence s’est accrue de voir survenir une maladie comme la dysplasie pour laquelle la cause en partie alimentaire ne peut être réfutée, aux côtés des facteurs génétiques et environnementaux.

En conclusion, la croquette qui semble si inoffensive est un infâme agglomérat de farines: déchets des abattoirs,  grandes quantités d’amidons convertis en sucres, une quantité indéterminée de conservateurs,  le tout joliment coloré pour satisfaire l’œil de maître, plus (pour être consommée)  un enrobage d’exhausteurs de goût.      Oserais-je dire: « bon appétit »?