croquettes ou viandes?

Mais pourquoi je donne de la viande crue???                                                                                                                               Et pourquoi je  donne des mélanges de plantes finement broyées en plus de viande crue???

Alors qu’on nous affirme qu’il y aurait de tout dans les croquettes……!……

 

La « mode » change et nombreux sont ceux qui se tournent aujourd’hui vers l’alimentation carnée pour leurs chiens et chats, prétendant que ce système alimentaire a été inventé aux Etats Unis« .  Ah!, le sacro-saint modèle Américain!!!!  Mais si, mais si, je l’ai entendu et lu ! Pathétique, ridicule et totalement faux!!!!!

Grâce à Dieu, nos chiens européens mangeaient et se multipliaient tout de même depuis des milliers de générations avant l’invention des conserves et autres croquettes ou pâtées.  J’ai, pour illustrer cette affirmation, peine à imaginer le loup ou le chien sauvage  utiliser son petit réchaud pour cuire une toute petite quantité de viande prélevée sur la proie capturée et tuée non sans difficulté au sein d’une meute affamée, et y ajouter le fruit de la récolte d’une grande quantité de céréales et autres sous-produits/déchets de l’alimentation humaine, puis porter le tout à haute température, le sécher, et finir par le consommer après l’avoir copieusement arrosé de graisses de fritures, pour rendre ça appétant.

Attention, même cuites vapeur,  et sans céréales,  et contenant beaucoup de  protéines animales, ces  croquettes ont tout  de même le défaut de fournir un aliment cuit et des protéines de très mauvaise qualité !!!!

ça, c’est pour l’époque récente …. Dans les temps anciens  pouvez-vous  juste imaginer les loups et autres chiens, frotter la pierre à feu pour cuisiner?

Faut pas être trop crédule tout de même….

Mais comment sont faites les croquettes, il y a quoi là dedans?

Je laisse le Docteur Vétérinaire Hodgkins répondre et nous donner une

LEÇON DE TECHNOLOGIE.

Le mélange des ingrédients énergétiques des aliments secs de nos animaux de compagnie est déterminé par la méthode de production basée sur l’extrusion. Par exemple, nos céréales de petit-déjeuner et nos amuse-gueules bourrés d’hydrates de carbone (glucides) sont fabriqués par extrusion. L’extrusion est l’expansion et le gonflage/expulsion rapide (popping) des croquettes par une procédure de haute pression et de haute température qui peut marcher seulement si le pourcentage d’amidon dans le mélange est très élevé. Donc, à la farine de viande et des ingrédients de faible volumes, les fabricants des croquettes ajoutent des tonnes de maïs, riz, blé, avoine, orge, et autres grains, les moins chers étant le mieux, pour obtenir la consistance nécessaire au fonctionnement des machines d’extrusion.

Depuis peu, on a fabriqué des nouveaux aliments secs qui ont remplacé les grains par les pommes de terre. En plus, quand l’amidon subit la procédure de haute pression-température de l’extrusion, il est pour ainsi dire “prédigéré”, converti essentiellement en sucre. En consommant les croquettes, ce sucre va passer directement dans le sang. Rien dans l’évolution du développement du carnivore ne l’a préparé à un constant régime fait de ces aliments saturés en glucose. Toutes les céréales ne sont pas créées égales. Manger et digérer certains grains provoquent une hausse glycémique plus élevée et plus rapide (cet effet est appelé l’index glycémique). De tous les grains utilisés dans l’alimentation animale, le maïs est probablement le grain le plus offensif. Le sirop de maïs tiré de ce grain est le dextrose: un sucre pur. Puisque le maïs est abondant et bon marché, il est un des ingrédients préféré de l’industrie alimentaire animale. La plupart des croquettes, même les plus chères, contiennent une quantité importante de cet ingrédient. La pomme de terre, le nouvel ingrédient de l’alimentation sèche, a aussi un index glycémique très élevé et donc est aussi néfaste pour nos carnivores que le maïs. Les aliments secs qui sont les plus vendus (les croquettes, faciles à vendre, à utiliser et à conserver) sont formulés pour satisfaire les exigences de la technologie de fabrication et NON PAS pour répondre aux besoins nutritifs.

Ironiquement, pour les chats tout particulièrement, mais aussi pour le chien, les croquettes sont presque immangeables juste après leur fabrication par extrusion et séchage… Ce n’est pas étonnant; on n’attend pas que les chats ou les chiens  trouvent les grains à leur goût. Autrement, au lieu de protéger la récolte en chassant les rongeurs, les chats et les souris seraient en compétition directe pour les grains.

Puisque les chats et même les chiens n’acceptent pas facilement de manger cette nourriture à base de grains, une nouvelle industrie s’est mise en place pour produire des puissants exhausteurs de saveur destinés à enrober les croquettes. Ces additifs peuvent être de la levure acidifiée (les chats aiment le goût et sensation de bouche de caractère acide). Mais le plus souvent ces additifs consistent en des sous-produits de viande, les entrailles fermentées, dans une soupe liquide qui est pulvérisée sur les croquettes.

Peu de propriétaires, peu de vétérinaires, même ceux  opposés à donner de la viande crue aux chats et aux chiens seraient enthousiasmés par les croquettes s’ils connaissaient l’origine des additifs et des sous-produits.

Avec une croquette à base de grains couverte par un nappage de sous-produits, le chat est essentiellement dupé et persuadé de manger une nourriture que normalement il refuserait. Cela nous rappelle les céréales de petit-déjeuner sucrées pour augmenter le désir de nos enfants à manger un aliment ayant si peu de valeur nutritive.

 extraits traduits du  livre  “YOUR CAT: Simple New Secrets To A Longer, Stronger Life”, écrit par le vétérinaire Dr. Elizabeth Hodgkins. (Pages: 4, 5, 6, 7, 130, 131)

MA  REFLEXION

Pour faire simple: j’ai,  depuis 1973, des dogues allemands qui sont des chiens particulièrement sensibles tant sur le plan digestif que ostéo-articulaire. En effet, ces énormes poilus passent de environ 600Grs à la naissance à quelque 60Kg à 6 mois puis 80, voire 90 Kg entre 18 et 24 mois…..il leur faut donc une alimentation équilibrée. Je les ai toujours nourris de viandes crues et j’ai toujours ajouté à chaque gamelle des plantes deshydratées.  Facile me direz vous: en 1973, il n’y avait pas de croquettes!! ou si peu;   elles étaient alors un produit de luxe (que c’est, à mon avis, toujours resté).

L’éleveur qui me vendit mon 1er Dogue, après m’avoir donné le protocole alimentaire composé de bœuf cru (auquel j’ajoutais des plantes ), m’a dit: « Il vivra entre 5 à 7 ans. Pour cette race c’est déjà bien. »  Aujourd’hui, les vétérinaires vous annoncent toujours une longévité de 6, 7 ans pour cette même race malgré un plateau technique bien plus performant qu’il y a quelques décennies.

Ils se sont tous trompés, mes DA vivent chez moi jusqu’à 10 à 12 ans, ne meurent pas  de maladies dégénératives telles que les cancers,  les torsions d’estomac et autres conséquences invalidantes des dysplasies. Mes chiens meurent de vieillesse….

Notez au passage la survenue et la fréquence de ces 3 pathologies depuis l’arrivée massive de l’alimentation industrielle..

Jean-Yves, mon mari,  et moi-même, médecins de formation, avons bon nombre d’amis vétérinaires, qui nous approuvent dans nos choix d’alimentation, de plantes ajoutées et de soins de nos chiens, mais reconnaissent au passage qu’ils auraient bien moins de petits patients si tout le monde nourrissait son chien comme nous le faisons..

Les vétérinaires les plus âgés, (aujourd’hui retraités) se souviennent des chiens en bonne santé de leur jeunesse, que les maitres nourrissaient de bœuf et autres chutes de viandes……

A l’époque aucun vétérinaire n’aurait admis nourrir un carnivore de céréales, fruits, légumes, et os. Et vous savez quoi? ils ne voyaient les chiens que pour la consultation vaccinale annuelle et à l’occasion pour une fracture consécutive à une collision avec une voiture. Si au cours de leur carrière professionnelle ils se trouvaient confrontés à une torsion dilatation, ils téléphonaient à leurs confrères pour leur dire combien ils étaient « chanceux » d’avoir rencontré ce phénomène si rare. Aujourd’hui c’est tout le contraire, les TDE sont tellement fréquentes que si un vétérinaire n’a pas eu à intervenir sur un grand nombre au cours de sa carrière, c’est qu’il n’a pas exercé son métier.

 QUI A-T-IL  DE  BON  DANS  L’ALIMENT  INDUSTRIEL ?

 *1er point: Quand on sait qu’à 64°C on a déjà brûlé toutes les vitamines.                                                                                                  Un des problèmes des croquettes est la cuisson à haute température des ingrédients qui les composent.

*2° point: quelle est la proportion de viandes contenues dans ces aliments?  Réponse: insignifiante! Qu’en reste-t-il après cuisson à haute température? Et que font tous ces résidus de l’industrie alimentaire humaine dans la gamelle de nos chiens?

*3° point: A propos de la très grande quantité de céréales: elles sont totalement indigestes pour le tractus digestif du chien et tout particulièrement du chat, ce carnivore strict. En effet la physiologie métabolique des carnivores domestiques est basée sur le métabolisme des graisses. Il n’a pas besoin de céréales qui sont des glucides, sauf à fatiguer son système digestif enzymatique à  transformer ces céréales en lipides…. Pour mémoire il faut savoir que les glucides n’interviennent chez les canidés que pendant l’induction de l’effort musculaire (une à trois secondes) et chez les lévriers ou chiens de traîneau, durant leur effort intense au moment de la course.  Donc pas besoin de céréales qui sont des glucides.

*4° point: il existe aujourd’hui des croquettes cuites à basse température, contenant entre autres ingrédients, des pommes de terre… Mais que vient faire la pomme de terre dans la gamelle des chiens?  Ce n’est là qu’amoncellement d’amidon qui ne sont autres que de longues chaines de glucides, à peine scindées par la cuisson.

Pas besoin d’os non plus et là votre vétérinaire a raison de les proscrire: Il serait très naïf  et faux de croire qu’il faut manger de l’os pour fabriquer du calcium….. de même que de penser qu’il faudrait manger de la cervelle pour devenir intelligent, du coeur pour devenir vaillant et pourquoi pas, dans la même logique, faire boire du lait aux vaches pour qu’elles en produisent…… cherchez l’erreur!!!!! ….l’os n’apporte pas de calcium assimilable sous cette forme. De plus, il  risque de déchausser prématurément les dents de lait (ouvrant la voie à une gencive fragile devant accueillir la dent définitive qui en conséquence va se déchausser elle aussi prématurément), l’os en se cassant sous la dent définitive du chien  peut également fendre ou casser cette dent, il peut se planter et perforer de nombreux endroits du tube digestif, et pour finir, l’os constipe. Il est responsable de nombre d’interventions chirurgicales pratiquées par nos vétérinaires  sur occlusions….

 CE QUE JE FAIS

depuis toujours pour avoir des chiens sains, joyeux, au poil magnifique, aux griffes solides, aux articulations fortes et aux ligaments à toute épreuve, (et je vous le répète, sur une race particulièrement sujette à pousser de travers, aux torsions d’estomac, aux cancers des mandibules, du tube digestif, des os…..):  c’est juste de les nourrir de viande crue, et d’ajouter des plantes bio. Ces plantes qui nous font du bien, sont également bénéfiques à nos chiens. Certains vétérinaires, sensibilisés à la phytothérapie en prescrivent aujourd’hui pour le plus grand confort de leurs petits patients.

Les mélanges de plantes spécifiques pour nos chiens se trouvent ici:  http://www.barf.fr/?page_id=7

 Il ne faut pas non plus perdre de vue qu’il en est des chiens comme de nous autres:      personne n’est égal devant la maladie.

 J’en veux pour exemple l’alcoolique qui en plus de boire beaucoup d’alcool fume 1 à 2 paquets de cigarettes par jour tout en se régalant de charcuteries et autres horreurs ; il vit 80 ans et plus, alors que l’autre, qui n’a pas le même patrimoine génétique et qui prend soin de sa santé,  meurt d’une maladie dégénérative à 50 ans…….

 Il en est de même de nos chiens…. Alors donnons-leur la chance d’une bonne hygiène de vie dans le respect des lois de la nature.

Pour plus de détails sur les croquettes et l’alimentation du carnivore, lisez les 4 articles de la rubrique conseil intitulés « nourrir son chien »

                                                                                                                                                                            Marie-José

                                                                                                                                                                            www.barf.fr